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 Usage du titre de psychothérapeute 2

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Nicolas Meylheux
modérateur


Nombre de messages : 21
Localisation : drome
Date d'inscription : 06/11/2005

MessageSujet: Usage du titre de psychothérapeute 2   Mer 30 Aoû à 23:49

Bonjour à tous !!!

Du nouveau pour l'usage du titre de psychothérapeute ...



L’ Avant projet de décret sur l’usage du titre de psychothérapeute au 7 avril 2006
Réunion au ministère de la santé présidée par le ministre Monsieur Xavier Bertrand

mardi 11 avril 2006.


Une nouvelle réunion destinée à établir les décrets d’application de l’article de loi relatif à l’usage du titre de psychothérapeute a eu lieu vendredi 7 avril dernier, comme nous vous l’avions annoncé, en présence du ministre de la santé et des solidarités, Monsieur Xavier Bertrand. Étaient également présents ses conseillers, Francis Brunelle, Bernard Basset et Éric Rance.

Une nouvelle réunion destinée à établir les décrets d’application de l’article de loi relatif à l’usage du titre de psychothérapeute a eu lieu vendredi 7 avril dernier, comme nous vous l’avions annoncé, en présence du ministre de la santé et des solidarités, Monsieur Xavier Bertrand. Étaient également présents ses conseillers, Francis Brunelle, Bernard Basset et Éric Rance.

Un nouveau texte d’avant-projet a été remis en début de séance aux participants, à propos duquel les représentants de pratiquement toutes les associations convoquées se sont exprimés, puis le ministre a clos la séance en demandant qu’observations et propositions lui soient envoyées par écrit dans un délai de dix à quinze jours.

Ce nouveau projet - qui nous a été présenté comme « confidentiel » - prévoit, en substance, que seraient en droit de faire usage du titre de psychothérapeute les médecins, les psychanalystes inscrits dans une association et les psychologues en titre, sans qu’aucun d’eux n’aient par ailleurs à justifier d’une formation en psychopathologie clinique (article 2 du nouveau projet). Les psychothérapeutes « ni, ni » (ceux qui ne sont ni médecins, ni psychologues, ni psychanalystes), justifiant de plus de cinq ans d’expérience, pourraient être reconnus comme tels moyennant essentiellement une déclaration sur l’honneur.

Quant aux autres psychothérapeutes « ni, ni » (ceux ayant moins de cinq ans d’expérience et ceux à venir), ils auraient, eux, à justifier, outre leur formation « dans le domaine de la pratique de la psychothérapie », d’une formation en psychopathologie clinique (article 3) de niveau non précisé, confiée à l’université ou à des organismes ayant passé convention avec elle (article 6), comprenant un stage de 4 mois et 150 heures de formation théorique portant sur :

- une connaissance des fonctionnements et des processus psychiques
- une capacité de discernement des grandes pathologies psychiatriques
- une connaissance des différentes théories se rapportant à la psychopathologie
- une connaissance des principales approches utilisées en psychothérapie (article 7).

Le choix du ministre, vous le voyez, a donc été de revenir sur le précédent avant-projet en laissant en somme médecins, psychologues et psychanalystes libres d’user, s’ils le souhaitent, du titre de psychothérapeute, et en demandant aux « autres » psychothérapeutes de justifier de surcroît d’une formation minimale en psychopathologie clinique, a priori délivrée par l’université.

Cela étant posé, nous constatons :

1) Un souci du Ministre et de ses conseillers de tenir compte des commentaires, des réserves et des propositions émis par les différents partenaires de la concertation. La réunion du 7 avril a témoigné de leur volonté d’avancer dans l’écriture de ces décrets en recherchant par le dialogue un consensus minimal des différents acteurs du champ psy. Nous regrettons de n’avoir pu disposer qu’au dernier moment du texte de l’avant-projet.

2) Le profil général du nouveau texte se caractérise par le souci de « lisser » le points les plus litigieux et d’alléger les motifs de contentieux. On ne peut par exemple que se réjouir de voir disparaître la référence aberrante aux « quatre principales approches de psychothérapie validées scientifiquement » et la rhétorique tendancieuse dont elle procède. Néanmoins un cahier des charges est toujours mentionné à l’article 7, dont nous déplorons qu’il ne fasse aucune référence aux actuelles formations de psychopathologie clinique existant en psychiatrie et en psychologie. Cette formulation n’est pas acceptable et il conviendrait de la remplacer par la proposition émise par le SIUEERPP le 7 février dernier : que « cette formation, théorique, clinique et pratique, soit conforme au cahier des charges des masters 2 professionnels en psychopathologie clinique », et, pour cela, qu’elle soit purement et simplement intégrée dans les masters de psychopathologie clinique existants.

3) La formulation des articles 6 et 7 s’avère d’autant plus préoccupante que nous ne pouvons, dans l’état actuel des plans de santé mentale et malgré les propos du Ministre, être entièrement rassurés quant au risque de voir progressivement mis en place un corps de sous-officiers de santé mentale sous-formés (150 heures d’enseignements théoriques et 4 mois fractionnables de stage). C’est sur ce point que le SIUEERPP peut s’accorder avec les autres associations de psychologues pour demander que soit inscrit dans la loi l’exigence d’une formation minimale en psychopathologie clinique, telle qu’elle est sanctionnée par nos actuels masters de psychopathologie.

4) Le SIUEERPP note avec satisfaction une avancée quant à la reconnaissance de la psychanalyse et de sa laïcité. C’est un point positif à condition, et à condition seulement, que le problème ne soit pas ainsi seulement déplacé.

En conclusion, il nous paraît important d’insister sur le travail accompli avant et lors de cette réunion, et sur le fait que le Ministre a véritablement témoigné du souci de nous écouter. Nous constatons avec satisfaction la disparition des expressions les plus contestables conduisant à une psychothérapie, et à une « vérité scientifique », administrativement définies. Nous demeurons par contre inquiets quant au risque de voir le Ministre de la santé cautionner ce qui pourrait devenir une formation « au rabais », susceptible à terme de compromettre la qualité des actes thérapeutiques attendus par les usagers, et espérons que le groupe de travail annoncé, réunissant des psychologues, puisse trouver une solution satisfaisante à cette question difficile.

Roland Gori et Alain Abelhauser


Source : siueerpp
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